Des baleines à bec de True filmées pour la première fois

C’est au large des Açores et des Canaries que le petit miracle, annoncé par PeerJournal, a eu lieu. Cette espèce de baleine vit en profondeur et sait se faire discrète. Aussi est-il rare d’en voir ou même d’en apercevoir. Les auteurs de cette vidéo ont donc eu une chance incroyable en capturant des images de ces baleines à bec de True.

Une aubaine miraculeuse

La baleine à bec de True, ou Mesoplodon mirus, est quasiment invisible pour l’homme, tout comme vingt-deux autres espèces de baleines à bec. “Voir des baleines à bec en mer est un événement si rare que de nombreux chercheurs consacrant leur vie à l’étude des cétacés n’en on jamais vu », lit-on dans les colonnes de la revue. En effet, les baleines à bec de True vivent la majeure partie de leur vie dans les eaux profondes. Contrairement aux dauphins, elles ne cabriolent pas près des bateaux et vivent en groupes restreints dans les profondeurs de l’océan, ce qui les rend difficiles à repérer.

Une espèce pourtant en danger

C’est pour ces raisons que l’on ne dispose que de très peu d’informations concernant leur mode de vie, leur nombre, leur répartition géographique ou encore leur fréquence de reproduction. L’absence d’informations rend leur protection plus difficile et c’est souvent de spécimens morts ou échoués que l’on tire quelques maigres données. Ce dont on est certain, c’est que ces baleines, comme l’ensemble de la faune marine, sont menacées et agressées par l’activité humaine. Les sonars utilisés au cours d’exercices navals perturbent leur navigation et entraîne des échouages massifs. Elles sont également nombreuses à être retrouvées mortes l‘estomac rempli de plastique, ou blessées et mutilées par les hélices de bateaux.

Une chance de pouvoir enfin les étudier ?

D’après les biologistes qui ont capturé ces images incroyables au cours de leurs recherches, le nombre de spécimens observés au large des Canaries et, plus encore, près des côtes des Açores, « suggère que ces archipels pourraient être des zones de recherche idéales ». Cette première fois, en plus d’être exceptionnelle et miraculeuse, a également été fructueuse puisqu’elle a d’ores et déjà permis de voir une baleine à bec de True et son petit, ainsi qu’un autre spécimen avec un motif coloré encore jamais observé. Les chercheurs caressent désormais l’espoir de renouveler ce miracle qui peut, d’après eux, « contribuer à révéler les secrets de cette espèce”.

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