Un service d’utilité publique pour informer sur la sexualité au Congo

Au Congo, pour combattre l’ignorance et la désinformation autour de la sexualité, le gouvernement a lancé le Service 155, sur le réseau de Vodacom. Ce service permet de répondre à toutes les questions que l’on peut se poser sur la sexualité, la contraception, les IST… mais pas seulement.

Une initiative du Ministère de la Santé

Soucieux de fournir à sa population, et principalement aux adolescents, des informations fiables et accessibles sur la santé sexuelle et reproductive, le ministère de la santé du Congo a lancé deux programmes : le PNSA (Programme National de Santé de l’Adolescent) et le PNSR (Programme National de Santé de la Reproduction). C’est la directrice du PNSR, le Dr Kyungu, qui a lancé officiellement le service 155, à l’hôtel Sultani de la ville de Gombe. Ce service, qui fonctionne comme un moteur de recherche, a vu le jour avec l’appui de nombreux partenaires, dont Pathfinder, Human Network international, Vodacom et Care international.

Une information fiable à n’importe quel moment

Le service 155 s’utilise donc comme un moteur de recherche mais n’a pas besoin d’internet pour fonctionner. Il est disponible sur tous les portables, qu’ils soient sous Android ou un autre système d’exploitation. L’utilisateur peut effectuer une recherche à n’importe quel moment et obtient une réponse fiable à sa question. Ce service répond aussi bien aux questions de sexualité, de contraception et d’Infections Sexuellement Transmissibles qu’à celles sur les violences, les menstruations ou la planification familiale, mais également à des questions agricoles ou financières.

Un service accessible

Disponible sans internet, en français, lingala, swahili, kikongo et tshiluba, il suffit de composer le 155 sur son téléphone pour accéder au service et à l’information, aussi bien en milieu urbain que rural. Les personnes en âge de procréer bénéficient de 10 sms gratuits. Déjà testé à Madagascar et au Malawi, ce service est qualifié “d’innovation” par Fidèle Mbadu, le directeur du PNSA. Quand à Anahia Bewa, la représentante de la Fondation Vodacom, d’après elle, le service est “extraordinaire” et montre l’intérêt que Vodacom porte à la population en oeuvrant à améliorer la vie et le quotidien des congolais et en offrant un accès rapide et facile à l’information dans un domaine essentiel en matière de santé publique.

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