Investir dans la pierre-papier : les SCPI

Sauf à disposer d’un capital conséquent, il n’est pas toujours facile d’investir seul dans un bien immobilier. Il existe pourtant des solutions s’adaptant à vos moyens, même modestes, et qui permettent de percevoir des loyers proportionnellement à sa mise. Ce sont les SCPI.

Le principe

L’idée de la Société Civile de Placement Immobilier (SCPI) est de mutualiser son investissement avec d’autres épargnants dans le but d’acheter des immeubles entiers.

Il s’agit d’un placement qui a fait ses preuves. Le premier établissement du genre a été créé en 1966, et aujourd’hui, on dénombre environ 180 SCPI gérant 44 milliards d’euros en patrimoine immobilier pour plusieurs centaines de milliers d’épargnants.

L’investissement porte en majeure partie sur l’immobilier professionnel comme les bureaux ou les commerces. Cependant, certaines SCPI font dans l’immobilier résidentiel.

Le fonctionnement

Le principe de fonctionnement d’une SCPI est similaire à celui d’un OPCVM, à la différence notable qu’il s’agit d’une société civile, et que donc juridiquement vous êtes copropriétaires des biens acquis au sein de la SCPI. À proportion des sommes investies, vous récolterez les recettes, mais aussi devrez faire face aux dépenses comme les droits de mutation ou les frais de notaire, au même titre qu’un logement acheté seul. Les dividendes obtenus via une SCPI sont également soumis aux taxes sur les revenus fonciers.

Le principal souci des SCPI a longtemps été le caractère peu liquide du capital investi. Il n’est pas toujours facile de récupérer rapidement son argent. Une solution a été de mettre en place un marché secondaire mettant en relation les acheteurs et les vendeurs. Ainsi, c’est plus de 700 millions d’euros qui ont changé de mains en 2016.

De plus, depuis quelque temps ont émergé les SCPI à capital variable au point de venir majoritaire à l’heure actuelle. Elles permettent d’entrer ou de sortir d’une SCPI avec plus de souplesse.

Les frais

Investir dans une SCPI n’est pas gratuit et les coûts sont souvent un sujet qui fâche chez les épargnants.

Il y a tout d’abord des frais liés à l’achat des parts variant de 8 à 12 % dont les frais de mutation versés au fisc qui eux peuvent s’élever à 6 %. Les frais de gestion représentent entre 5 à 8 % des loyers et recettes des biens immobiliers. Enfin, à cela s’ajoutent les frais d’entretien pouvant représenter près du tiers des recettes. Même si ça peut sembler conséquent, c’est tout à fait comparable aux coûts observés en gestion directe, sauf qu’en SCPI, vous n’aurez pas à vous en occuper.

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