1er octobre 2018 : les cotisations chômage disparaissent de la fiche de paye

En janvier 2018, l’État avait déjà pratiqué une baisse significative des cotisations salariales pour l’assurance-chômage. Jusque-là, elles étaient de 2,4 % et elles étaient alors passées à 0,95 %. Au 1er octobre 2018, l’État a décidé d’enterrer définitivement cette cotisation salariale en la faisant totalement disparaître.

Une augmentation du salaire net

Au début de l’année 2018, la diminution des cotisations salariales avait été accompagnée de la suppression de la cotisation de l’assurance-maladie, mais ces deux augmentations du salaire net avaient été compensées par une augmentation de la CSG de 1,7 %. Aujourd’hui, la disparition de la cotisation pour l’assurance-chômage n’est accompagnée, pour le moment, d’aucune augmentation d’autres cotisations.

Résultat, pour le moment, la seule augmentation qui accompagnera la disparition des cotisations salariales pour l’assurance-chômage, c’est celle du salaire net. En effet, grâce à cette disparition, tous les salariés français constateront une augmentation de leur salaire net dès la fin du mois d’octobre.

Redonner du pouvoir d’achat

Une telle mesure pourrait jouer un rôle important en cette fin d’année. Pourquoi ? Parce qu’elle permettra aux particuliers les plus aisés de profiter de cette augmentation de leur salaire net pour emprunter de l’argent et investir dans l’immobilier ou la meilleure SCPI qu’ils trouveront. L’État n’a d’ailleurs pas caché son espoir de voir cette mesure pousser le marché de l’immobilier avant que l’entrée en vigueur du prélèvement de l’impôt à la source ne le ralentisse temporairement.

Pour les moins aisés, cette disparition de la cotisation salariale pour l’assurance-chômage n’aura pas une très grande conséquence sur leur salaire net. Cependant, l’État espère tout de même que cette décision permettra d’augmenter un peu le pouvoir d’achat et de relancer également la consommation et la croissance.

Une mise à mort de la couverture sociale

Pour les détracteurs de la mesure, cette décision est un clou supplémentaire planté dans le système social français qui pouvait, jusque-là, se vanter d’avoir une couverture sociale élaborée et efficace. En effet, selon eux, cette décision participe à la réduction des moyens alloués à la prise en charge publique des difficultés rencontrées par les Français les plus précaires.

Par ailleurs, comme le philosophe américain Noam Chomsky l’a souvent répété : la privatisation d’un service public passe toujours d’abord par le sabotage de ce service. Quoi de mieux pour saboter un service que de lui couper ses financements ? Ensuite, quand plus rien ne fonctionne, vous révélez au public votre volonté de privatiser le service pour le rendre plus efficace. C’est simple, rapide et cela permet de gagner facilement l’adhésion du contribuable.

Beaucoup d’hommes politiques ont donc vivement critiqué cette décision et les nombreuses autres qui l’accompagnent en matière de démantèlement des services publics. En attendant, la décision n’a pas non plus fait grand bruit et beaucoup de français ne se rendront, sans doute, même pas compte de leur maigre hausse de salaire.

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