Peut-on devenir informaticien sans diplôme ?

S’il existe un domaine où le recrutement se fonde avant tout sur l’intérêt qu’on y porte et le talent des autodidactes, c’est l’informatique et ses innombrables professions. À condition d’y passer le temps nécessaire et de montrer une motivation sans failles, il est tout à fait envisageable de se faire une place sans devoir suivre une formation diplômante.

Métier d’informaticien, de quoi parle-t-on ?

Parler d’informatique, c’est bien ; encore faut-il savoir quelle réalité ce vaste domaine englobe. En effet, les métiers de l’informatique sont nombreux, comme on le constate en visitant le site de l’ONISEP (Office National d’Information sur les Enseignements et Professions). Ce n’est pas moins d’une centaine de fiches métiers qui y sont rattachées, ce qui rend difficile la description de ce qu’accomplit un informaticien professionnel.

Voyons ainsi, à titre d’exemple, certains résumés de métiers liés à l’informatique.

  • Assembleur de PC : véritable mécanicien moderne, il est chargé de la maintenance du parc informatique des entreprises, de leur entretien et de leur installation. Indispensable, il exerce aussi bien en interne qu’en indépendant.
  • Développeur : certainement l’un des métiers les plus appréciés parmi la communauté des informaticiens. C’est à lui que l’on doit la création des applications, des outils informatiques et technologiques grâce à ses compétences en codage informatique dans différents langages techniques. Ce poste requiert de la créativité et des compétences techniques poussées.
  • Webmaster : le terme est parfois employé à tort et à travers, mais ne vous y trompez pas, ce spécialiste des sites internet est celui qui gère autant le design que l’ergonomie de la navigation des internautes. Il gère également la communication et la mise à jour des interfaces, ce qui implique une réelle polyvalence.
  • Chef de projet informatique : c’est la personne qui s’occupe du pilotage des projets d’entreprises ou de clients. On accède à ce poste après quelques années d’expérience. Aux compétences techniques, il faut joindre un sens certain du management d’équipe et de la communication. Les relations humaines sont au cœur de ce métier, parfois même davantage que les savoirs informatiques.

Accéder en autodidacte au secteur d’activité de l’informatique

De quoi a-t-on vraiment besoin pour se lancer en autodidacte dans l’informatique ? Bien peu de choses en vérité : un ordinateur suffisamment performant, une connexion à internet fiable et rapide, et, enfin, de la motivation sont tout ce dont l’aspirant informaticien nécessite d’avoir pour débuter dans le domaine. Ce qui prend du temps est l’apprentissage des connaissances indispensables et du développement de ses compétences au gré des sujets auxquels on se frotte. Ceux qui réussissent sans diplôme sont avant tout des passionnés, guidés par une curiosité de tous les instants et désireux d’en apprendre toujours plus.

Aux yeux des entreprises, des agences web et autres potentiels clients, ce qui fait la différence est le niveau de compétence. Avoir un diplôme ne prouve pas que son détenteur soit capable de créer un site web ergonomique ou qu’il soit efficace quant au référencement. L’important est d’être en mesure de présenter un portfolio capable de mettre en valeur ses créations.

N’allons pas pour autant crier haro sur les écoles et formations en informatique, qui sont loin d’être inutiles. Elles renforcent la légitimité de leurs étudiants, et ajoutent une certaine valeur à un CV. L’essentiel est de justifier d’un cursus spécifique, une spécialité de métier dans laquelle briller.

L’école 42 de Xavier Niel

Grâce aux évolutions modernes, se faire une place dans l’informatique est bien plus facile qu’au début du siècle. Il existe pléthore de cours gratuits sur Internet, qu’il s’agisse de tutos, de vidéos explicatives ou de forums spécialisés sur lesquels surfer. Ce sont autant de ressources pour progresser dans le domaine. Au cas où l’on désirerait pousser davantage son apprentissage, on peut cependant faire le pari de rejoindre l’école 42, créée par le fondateur de Free, Xavier Niel.

L’admission à cette école d’un genre particulier s’effectue par voie de concours. Ce dernier est extrêmement ardu, s’étale sur deux semaines, au point que les candidats sont autorisés à dormir sur place. Si vous réussissiez néanmoins à intégrer l’école 42, votre potentiel en tant qu’informaticien sera véritablement boosté. Le programme mène à réaliser de nombreuses sortes de projets, en solo ou en équipe, et permet de toucher à tout ce que l’informatique possède de captivant. Bonus non négligeable, cette formation est considérée par les entreprises du secteur comme l’équivalent d’un niveau bac+5, sachant qu’il n’est aucunement indispensable d’avoir obtenu le baccalauréat pour y accéder. Autant dire que le jeu en vaut la chandelle.

Faut-il se lancer en autoentrepreneur ?

Pour peu que l’on soit compétent dans ce métier, rien n’est plus facile que de travailler en freelance ou en autoentreprise comme informaticien. Vous bénéficiez alors d’un régime professionnel permettant de renforcer vos connaissances et expériences, tout en vous accordant le luxe de choisir vos missions et de travailler à votre guise.

Notez cependant que, pour gagner la confiance de ses futurs clients, vous devrez prouver vos capacités. La réalisation de quelques projets au préalable et la création de votre propre site sont des prérequis sur lesquels il est impossible de faire l’impasse. Il existe aujourd’hui un bon nombre de plateformes pour mettre en relations les indépendants et les potentiels clients, aussi les chances de trouver des missions motivantes est-il relativement aisé. Vous pouvez vous attendre à un salaire variable en fonction de votre volume d’activité, néanmoins vous devriez réussir à en vivre décemment.

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