La FIFA confirme que les joueurs peuvent consommer du CBD

En matière de cannabis, le monde du football n’est pas en reste : entre excès et consommation illégale de joueurs, et usage thérapeutique pour d’autres, comme c’est le cas avec certains cannabinoïdes (CBD, CBGA, THCA), la limite est souvent ténue. Mais la FIFA a pris un tournant : les joueurs de football peuvent consommer du CBD, c’est autorisé.

Ce que dit la loi

La difficulté avec la loi sur le cannabis (et ses dérivés cannabinoïdes), c’est qu’elle est différente d’un pays à l’autre. Mais étant donné que la FIFA gère l’ensemble des équipes nationales participantes et donc, possède un rôle englobant. Ainsi, le statut juridique du CBGA ou d’autres cannabinoïdes, comme le CBD, n’est pas le même en Russie qu’en France ou aux Pays-Bas. Par exemple, la consommation et la vente est autorisée aux Pays-Bas, mais totalement interdite en France. Seuls certains dérivés cannabinoïdes percent, tout doucement.

C’est pourquoi le rôle de la FIFA, c’est aussi de reposer sur les recommandations de l’Agence Mondiale Anti-dopage (AMA) pour faire ses recommandations. Cette dernière a été fondée en 1999 pour suivre et proposer un cadre juridique autour de la consommation de substances altérant (positivement ou négativement) les performances des sportifs. En janvier 2018, le CBD (cannabidiol) a été officiellement retiré de la liste des substances interdites, ce à quoi la FIFA a emboîté le pas.

La FIFA et ses nombreuses controverses

Il est possible de lire sur la page officielle de l’antidopage de la FIFA que les cannabinoïdes ne sont pas interdits, mais que le cannabis est interdit en compétition. Ce qui est subtil, c’est ce qui va être relatif à la teneur en THC (tétrahydrocannabidiol), à savoir une substance psychotrope du cannabis. C’est la composante connue pour être à l’origine de la dimension récréative du cannabis (celle qui permet de « planer »), contrairement à d’autres composantes qui vont avoir des vertus thérapeutiques, notamment pour récupérer de blessures.

Pour la FIFA, l’alignement avec les législations nationales est simple : tout produit contenant du THC laisse des traces dans l’organisme pendant des jours, voire des semaines, en fonction de la quantité consommée. La différence, c’est que le CBD ne contient aucune trace de THC : cela explique sa légalisation dans le monde du sport professionnel.

Concrètement, que peuvent consommer les joueurs ?

Encore une fois, la question du cannabis fait beaucoup parler d’elle. Souvent associée à des dérapages négatifs, ses vertus dans d’autres aspects sont pourtant avérés, c’est d’ailleurs pour cela que la législation évolue favorablement en Europe, mais aussi dans le monde. Le CBD a été présenté à de nombreuses reprises comme un atout dans le cadre de la gestion du stress, de la récupération face à des blessures, y compris pour le mental.

Il est donc compréhensible que la FIFA donne au CBD ce nouveau statut, par ailleurs attractif. En effet, de plus en plus de célébrités, y compris dans le milieu du sport, vantent les mérites de produits à base de CBD. Les joueurs de football sont désormais libres d’en consommer : c’était déjà le cas pendant la Coupe du Monde de football en Russie en 2018, mais cela l’est encore plus aujourd’hui avec l’action favorable de la FIFA.

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