Covid-19 : les salles de sport se battent pour leur réouverture

Les gérants de salles de sport ne décolèrent pas. Après la contrainte imposée par le gouvernement de fermer les salles dans les zones d’alertes suite à la recrudescence du Covid-19, ils se retrouvent dans des situations financières très instables. L’incompréhension se fait sentir de la part des professionnels, qui avaient mis en place des mesures d’hygiène strictes depuis la fin du confinement pour garantir la sécurité de leurs clients.

Des salles en difficulté financière

Le syndicat professionnel France Active, qui regroupe différentes enseignes, a déposé pas moins de 16 référés libertés auprès des tribunaux administratifs des départements où les préfets ont décidé de la fermeture complète des salles. Un référé liberté est une procédure d’urgence qui s’applique dans le cadre d’une atteindre à une liberté fondamentale.  Pour obtenir gain de cause, les salles sont prêtes à alourdir encore davantage leur protocole sanitaire. Certains référés ont déjà été refusé, mais le syndicat entend continuer sa bataille juridique.

Les professionnels sont très inquiets et ne voient pas d’autres recours, ayant déjà perdu en moyenne 30 % de leur chiffre d’affaires annuel depuis le début de la pandémie. La plupart des salles sont très endettées, ne rentrant quasiment plus de bénéfices depuis mars, excepté quelques semaines entre juin et septembre. Les loyers, les salaires et les charges fixes doivent cependant toujours être payés. Malgré le prêt garanti par l’état (PGE) dont elles ont pu bénéficier, se remettre de leur endettement prendra des années. D’autant plus que celles-ci font face à une vague de résiliations de la part de leurs adhérents.

Une victoire à Toulouse et à Rennes

Les salles de sport à Toulouse qui se battaient depuis le vendredi 25 septembre ont fini par obtenir gain de cause en gagnant leur réouverture. Une véritable victoire pour les Toulousains qui sont soulagés de pouvoir reprendre leurs activités et d’avoir été entendu. Les gérants reprochaient une décision brutale, prise sans concertation, alors qu’aucun cluster n’a été annoncé dans les salles de sport. Celles-ci avaient pris des dispositions drastiques pour éviter un quelconque risque de transmission du coronavirus entre les adhérents.

Les salles étaient d’autant plus dans l’incompréhension de cette décision : le sport étant un pilier pour la forme de le bien-être de chacun. L’activité physique augmente la production d’un anti-oxydant appelé Extracellular superoxide dismutase (EcSOD). Il joue un rôle fondamental dans les mécanismes de défense de l’organisme dans le cadre de plusieurs pathologies cardiaques, pulmonaires et même hépatiques. Et c’est justement ces syndromes qui sont liés aux multiples complications du coronavirus.

Rennes a aussi obtenu du tribunal administratif, dans le cadre d’un référé liberté, la suspension de l’arrêté préfectoral de fermeture de l’ensemble des salles de sport de la ville. Le juge administratif a pris cette décision, considérant que l’interdiction d’ouverture porte une atteinte grave à la situation économique et financière des salles de sport, déjà dégradée par la fermeture imposée par le confinement.

 

 

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