Précarité : 14,6 % des Français sous le seuil de pauvreté

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Distribution de denrées alimentaires aux plus précaires

En France, la situation financière de nombreux foyers est très préoccupante. De récents rapports font état d’une estimation de 9 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, soit 14,6 % de la population nationale. Si la pandémie n’a rien arrangé, notamment pour les jeunes étudiants, elle ne semble cependant pas, selon l’INSEE, avoir aggravé une situation déjà bien ancrée. À la veille de Noël et en cette période hivernale, les organismes alimentaires et vestimentaires sont submergés par la demande.

Bilan 2021 : un état de pauvreté alarmant

En France, 14,6 % de la population est sous le seuil de pauvreté, soit 9 millions de personnes. Une situation préoccupante pour tous ces foyers qui se privent bien souvent de nourriture, parfois durant une journée entière. Les organismes d’aide alimentaire et vestimentaire tels que Au Cœur de la Précarité, constatent que les ménages sans ressources, les parents isolés et les personnes seules sont particulièrement touchées. Le seuil de pauvreté a été récemment réactualisé par l’INSEE qui l’établit désormais à 1 102 € par mois. Lorsque les ménages possèdent de faibles revenus, les dépenses variables liées à l’alimentaire sont celles qui sont le plus fréquemment rognées.

La situation est très inquiétante pour les familles qui se disent notamment très préoccupées pour leur santé. Le manque de nourriture et l’inflation à laquelle la population doit faire face, obligent les ménages les plus en difficulté à consommer davantage de produits bon marché. Ceux-ci sont bien souvent de mauvaise qualité et possèdent des valeurs nutritionnelles très discutables. À terme, les familles risquent d’être victimes d’obésité, de diabète, mais également de maladies cardio-vasculaires. Face à cette situation alarmante, certains organismes et associations appellent la population à faire des choix politiques judicieux, orientés vers des valeurs de fraternité. Elles proposent par ailleurs de fixer un montant minimum de 920 euros par mois, sous conditions de ressources, et de faciliter l’insertion des migrants pour qu’ils puissent bénéficier des droits sociaux.

Si la crise sanitaire n’a fait que révéler une précarité qui était déjà bien installée, de nombreux Français se sont vus en difficultés pendant les périodes de confinement. Perte de revenus et cantines fermées ont accentué les charges financières des familles, contraintes de devoir assumer les repas de leurs enfants à la maison. Certains étrangers en situation irrégulière ont ceux qui ont le plus de difficultés à faire face aux dépenses, du fait d’une impossibilité de touches les aides de l’État telles que le RSA ou les allocations familiales. Des populations sur le sol français qui ont déjà du mal à trouver un emploi, faute de statut légal.

Les organismes d’aides alimentaires tournent à plein régime

Pour faire face à cette situation et aider les familles dans la précarité, les organismes d’aides alimentaires et vestimentaires tournent à plein régime. En période hivernale, les ménages ont besoin de manger, mais également de se chauffer. C’est pourquoi de nombreuses banques alimentaires et boutiques solidaires fleurissent un peu partout sur le territoire français. Avec la crise économique et sanitaire liée à la Covid-19, les associations constatent par ailleurs que de nombreux jeunes, entre 15 et 24 ans, ont basculé dans la pauvreté. Une part qui a augmenté de 13 % par rapport à l’année 2020.

Grâce à l’aide de salariés et de bénévoles, la Fédération française des Banques alimentaires se charge de trier et de redistribuer les produits dans les différents centres et associations. Chaque jour, 6 000 organismes d’aide aux plus démunis, en provenance de tous les départements du territoire, viennent récupérer les produits dont ils ont besoin. Chaque personne venant se nourrir, a droit à un panier équivalent à une valeur de 92 euros. Parmi les bénéficiaires, venant régulièrement se fournir en denrées alimentaires, on retrouve en majorité des femmes avec enfants, des personnes sans travail (au chômage, handicapés ou retraités) et des étudiants qui ont tristement rejoint les rangs depuis le début de la crise sanitaire.

 

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