12/02/2007
Modi’in, 29 août 2052
Nous sommes arrivés hier dans la grande métropole de Modi’in. Avec près de 6 000 000 d’habitants, Modi’in est la troisième ville d’Israël après la grande Jérusalem et Tel Aviv. D’une architecture ultra moderne, cette cité est un fleuron de la nouvelle technologie. On y trouve les plus grandes entreprises mondiales : IBM, Apple, Total, Microsoft, etc.
Il fût un temps cette ville n’était habitée que par des juifs religieux, venus de divers pays. Maintenant, la religion n’est presque plus présente. Seul vestige de cette période, une grande Mémorah à l’entrée de la ville. Malgré la beauté de son architecture, Modi’in n’offre pas aux touristes un très grand intérêt. Les gens viennent ici surtout pour aller voir les réserves d’autochtones. En effet, à la sortie de la ville se trouve la réserve de Bil’in, où vivent quelques centaines de palestiniens.
Cette population (que l’on retrouve aussi près de Jérusalem, dans les réserves de Ramallah, Jénine, Naplouse, ainsi que dans les faubourgs d’Egypte, Gaza City), vit en dehors de la vie israélienne. En les voyant on ne peut que se souvenir des anciens autochtones d’Amérique et d’Australie, qui eux, avant leur disparition totale, vivaient aussi en réserve.
En fait il n’y a pas grand chose à voir, les gens ne travaillent pas, vivent dans une grande misère puisque leur seule aide est une maigre rétribution qu’offre le gouvernement israélien. Visiblement ces habitants n’ont pas toujours été dans cette situation. Malgré l’interdiction de leur parler, un des habitants, un vieil homme, m’a expliqué qu’il y a un siècle, la vie des palestiniens a été transformée par la création de l’état d’Israël. Que pendant près de 50 ans, ils ont essayé tant bien que mal à vivre sous la domination des israéliens. Il me raconta que malgré le soutien de la communauté internationale, l’ex futur état de Palestine, n’arrivait pas à se créer. Et puis pour eux un grand malheur arriva, car comme nous occidentaux, le jour « du grand malheur », le 11 septembre 2001, la vie du monde arabe changea. Il paraîtrait que tout le Monde arabe n’était pas impliqué dans la destruction du monde libre. Après ce jour là, la cause « palestinienne » n’a été qu’un point non essentiel dans le monde politique. A coup de restrictions et d’invasions, les habitants de ces villages, prirent le chemin de la fuite (de nombreux palestiniens se sont installés dans la province Islamique d’Irankistan). Les palestiniens appellent ça la seconde Nakba. Les quelques personnes ayant décidé de rester (on en compte quelques dizaines de milliers encore en Israël), se sont soumis et ont prêté allégeance à l’état d’Israël.
Cette visite dans une réserve, m’a laissé un goût amer, où est le mythe, où est la vérité ? Beaucoup de ces dires sont repris par les historiens réactionnaires, ces fameux historiens, amis intimes des fascistes d’Irankistan, d’Amérique du Sud (avant la grande crise pétrolière de 2035). Ces mêmes personnes qui soutiennent encore que le Tibet a eu des habitants autres que ceux de la Grande Chine socialo-libérale, qui soutiennent que la Grande Babylonie Démocratique Libre fut appelé un temps Irak, qui crient haut et fort que les autochtones américains ont bel et bien existé. Ces mêmes personnes qui refusent de condamner l’Islam, ce qui est punissable par la loi de 5 années d’emprisonnement dans un centre de détention de remise en activité.
Je ne suis pas de ceux qui croient en toutes ces absurdes histoires et comme le disait le vieil homme de la réserve, « Où est la vérité, où est la légende ? Est-ce que le messie est finalement revenu en Israël ? Ou, est-ce que, dès le départ, ce pays est né sur un mensonge ? ».
M.