31/05/2005
Source : ISM
Les villageois de Bil’in rejoints par des activistes Israéliens et internationaux ont construit une fausse barrière de sécurité sur le chemin qui mène les bulldozers au chantier de construction de la barrière d’Annexation sur leur terre. La barrière des villageois a été construite en forme d’une longue boîte en métal dans laquelle les activistes palestiniens, israéliens et internationaux s’étaient renfermés.
Sur la barrière, était accrochée une pancarte disant : "Le Mur-sur nos corps morts" en Hébreu et en Arabe. Afin de délivrer les activistes, les militaires israéliens ont dû démanteler d’abord la fausse barrière!
Les villageois ont distribué aux soldats une lettre en hébreu qui disait :
"Soldat, attends une minute s’il te plait, avant de pointer ton arme. Toi et tes amis êtes sur notre terre.
Etes-vous là en tant qu’invités ?
Nous aimerions vous montrer les arbres que nos grands-pères ont planté ici, les légumes qui nous nous faisons pousser, les galets avec lesquels nous jouions quand nous étions enfants.
Mais vous avez été envoyés ici en tant que représentants d’une armée et d’un Etat qui nous occupe depuis 1967.
Vous avez été envoyés ici pour déraciner nos arbres, pour assécher notre terre, pour enpêcher nos enfants de jouer avec les galets.
C’est pourquoi nous manifestons ici. Sans armes et affrontant toutes vos armes.
Seulement avec la peine et la connaissance que, dans ce secteur, personne ne sera en sécurité si :
Les Comités Populaires pour la lutte contre la Barrière de Séparation Raciste."
Deux Palestiniens, un israélien et un activiste britannique ont été détenus puis plus tard libérés.
Un des membres du Comité populaire contre le mur, Muhammed Al Khatib a été frappé par les soldats.