16/06/2005
Source : ISM
Ce vendredi, le 17 juin, les villages de Bill’in (à 13h) et Ramadin (à 11h) continueront leur campagne non-violente contre le Mur d’Annexion qui est construit sur leur terre, les privant de leurs moyens d’existence et annexant leurs terres à Israel.
Le village de Bil’in a organisé des manifestations non-violentes contre la Barrière qui est construite sur leurs terres depuis plusieurs mois maintenant. Les manifestations ont été organisées par le Comité Populaire Contre le Mur local dont les membres ont été détenus, arrêtés, battus et menacés, et leurs familles ont été harcelées au milieu de la nuit.
Le village entier a souffert de leur persistance dans la résistance non-violente par l’armée israélienne.
Le commandant de l’armée dans le secteur, le lieutenant colonel Tzachi Segev a été récemment cité en disant : "Plus les actions contre la barrière seront fortes, plus nos opérations le seront. Nous nous réservons le droit d’entrer dans le village à n’importe quelle heure… Parfois, il n’y a aucun moyen d’échapper à la punition collective, même si elle a un impact négatif. La punition collective est le bouclage, l’interdiction aux gens d’entrer dans un village, en bloquant la route Bilin-Safa (en faisant référence au village voisin) comme moyen de pression si le village ne se comporte pas correctement." (Meron Rappaport – Le Remède Gandhi – Haaretz).
Toutes les formes de punition collective sont illégales en vertu de la Quatrième Convention de Genève.
Le village de Ramadin, dans la zone ultra-appauvrie du sud d’Hebron, manifestera à nouveau contre le vol de la terre des villageois ce vendredi. La Barrière d’Annexion, lorsqu’elle sera terminée dans ce secteur, coupera le village de ses oliveraies, plongeant la communauté dans une pauvreté accrue.
Le village a manifesté deux fois la semaine dernière, parvenant, à une occasion, à stopper le travail des bulldozers.
La réponse de l’armée fut très violente.