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11/02/2007
Source : ISM
Les villageois de Bilin sont allés aujourd’hui sur leur terre de l’autre côté de la barrière d’annexion afin de planter des arbres.
La Cour Suprême israélienne avait précédemment jugé que cette terre, sur laquelle a été construite l’expansion de la colonie illégale de Matityahu-Est, appartenait de façon légitime au village de Bilin et que l’ensemble de la colonisation devait s’arrêter.
Aujourd’hui, alors qu’ils creusaient des villageois de Bilin ont découvert des conduites d’eau et des lignes téléphoniques souterraines en violation de la décision de la Cour Suprême, qui avait déclaré que ce terrain ne devait pas être utilisé comme voie de passage des cables électriques et téléphoniques pour la colonie.
Il y a deux semaines, la Commission d’Urbanisme à Beit-El composée de représentants des Forces d’Occupation Israélienne et de colons, a approuvé un nouveau programme pour la colonie, légitimant avec effet rétroactif la construction illégale à Matityahu-Est.
Les villageois de Bilin ont fait appel de cette décision devant la Cour Suprême.
Pour cette plantation d’arbres d’aujourd’hui, les villageois de Bilin ont été rejoints par une trentaine de partisans internationaux et israéliens.
Bien qu’ils n’aient pas été autorisés à franchir par la porte du village, ces partisans n’ont pas été découragés et sont parvenus à trouver un autre chemin.
Les canalisations et les lignes téléphoniques ont été découvertes à environ 1 mètre de profondeur. C’est sur ce terrain qu’avait été construit les bâtiments de la colonie qui ont été démolis suite à une décision de la Cour Suprême, il y a six mois.
En rentrant au village, le groupe est passé devant l’avant-poste de Bilin où les villageois ont vécu dans des cabanes de l’autre côté du mur pendant plus d’un an.
Quand ils sont arrivés au mur, les Forces d’Occupation Israélienne ont dit aux internationaux qu’ils ne pouvaient pas passer de l’autre côté avec les villageois.
Un villageois a été poussé contre une barrière tandis qu’un autre était détenu pendant deux heures sous une tente, menotté et les yeux bandés, avant d’être libéré.