Deux manifestants hospitalisés après la manifestation du 1er Mai à Bil'in

01/05/2005

Source : ISM

Ahmed, 12 ans, a reçu un fragment de métal qui s’est logé dans le crâne. Un protestataire norvégien qui se tenait à côté d’Ahmed a été également frappé par le ricochet d’un fragment de balles réelles qui ont été tirées dans leur direction par des soldats israéliens positionnés à 200 mètres de distance. Hamze, 23 ans, souffre de blessures à l’arrière de la tête par une boîte métallique de gaz qui a été tirée directement sur lui d’une courte distance.

La manifestation qui avait commencé de façon calme et pacifique a été accueillie par des balles en métal recouvert de caoutchouc, du gaz lacrymogène et des bombes assourdissantes tirées au hasard sur la foule.

Les militaires israéliens n’ont pas produit de document déclarant le secteur comme "Zone Militaire Fermée" et n’avaient donc aucune raison légale pour disperser la manifestation.

La confrontation s’est alors dégradée lorsque une partie de la jeunesse palestinienne a lancé des pierres et les soldats israéliens ont commencé à tirer à balles réelles sur les protestataires.

Dans une manifestation tenue jeudi dernier, des provocateurs israéliens déguisés en Palestiniens ont lancé des pierres vers les soldats israéliens et la police des frontières.

Les forces spéciales ont utilisé une arme à gaz qui n’avait encore jamais été utilisée en Cisjordanie et qui est capable de tirer rapidement des balles en plastique remplies de poudre blanche (qui est actuellement analysée) entrainant une douleur intense aux personnes touchées.

Deux Palestiniens, Riad Bornat et Ilyan Abu Rahma, qui ont été attaqués et emmenés à l’écart par les provocateurs sont toujours détenus par les Israéliens.

La manifestation du 1er Mai d’aujourd’hui était organisée par des ouvriers et des fermiers de Bil’in qui étaient accompagnés de pacifistes Israéliens et internationaux pour protester contre le vol de leur moyen de subsistance.

Avant l’actuelle Intifada, de nombreux habitants de Bil’in travaillaient en Israel.

Aujourd’hui, avec un taux de chômage dépassant les 60%, le village dépend essentiellement de son agriculture pour survivre.

Plus de la moitié des terres de Bil’in, 2300 dunums, seront perdues de l’autre côté du mur et ont été affectée à l’expansion de la colonisation.