Expansion coloniale sous prétexte de sécurité : deux villages se lèvent contre le Mur

24/11/2005

Source : ISM

Les villages de Bil’in et d’Abud en Cisjordanie marcheront jusqu’aux chantiers de construction du Mur d’Annexion sur leurs terres le vendredi 25 novembre à 12h.

Les villageois Chrétiens et Musulmans d’Abud perdront plus de 4.000 dunams (environ 400 ha) de leurs terres en raison du tracé de la barrière qui incorpore la future expansion des colonies d’Ofarim et de Beit Arye qui n’est pas encore approuvée.

Le village de Bil’in, maintenant un symbole de coopération entre les Palestiniens et les Israéliens dans la lutte contre le mur, perdra plus de 60% de ses terres agricoles au delà du mur afin de permettre la future expansion non encore approuvée de la colonie de Modi’in Ilit.

Abud et Bil’in ne sont pas seuls. Selon un récent rapport de l’organisation israélienne des Droits de l’Homme, Btselem, "le tracé de la barrière actuellement approuvé sépare 55 colonies, dont 12 à Jérusalem-Est, du reste de la Cisjordanie et les place à l’intérieur de l’Etat d’Israel.

L’étude d’une carte de son tracé montre que, dans la plupart des cas,… le tracé de la barrière passe à des centaines de mètres ou même à quelques kilomètres des maisons à la limite des colonies."

Le rapport de B’tselem montre également que non seulement les raisons sécuritaires sont d’importance secondaire dans certains endroits, mais que dans certains cas quand cela gênait l’expansion des colonies, les architectes ont opté pour l’expansion - même aux dépens du compromis de sécurité.