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10/08/2008
Source : Occupation Magazine - Traduction : ISM France
par David Nir
Aujourd’hui (vendredi), lors des manifestations contre le vol des terres et le Mur étrangleur à Bilin et à Nilin, l’organisation violente appelée bizarrement «FDI» a inauguré avec succès sa nouvelle arme du jugement dernier qui été achetée récemment (que nous allons appeler pour le moment NJDW) en vue de nuire à ceux qui protestent contre le fléau créé par l’Etat d’Israël pendant l’Ancien Testament à l’encontre de nos frères palestiniens, mais en fait contre nous.
A Nilin (et à Bilin), nous étions là comme d’habitude, les Israéliens, les internationaux et bien sûr les locaux «dépossédés». Pourquoi mettre les Israéliens en premier dans la liste? Parce qu’il est de notre responsabilité avant celle des autres de s’opposer à ce vol criminel et d’aider au renversement de la situation, car «nous» en sommes à l’origine, même si nous sommes à des années-lumière de «nous» (voir l’article de Sternhell paru vendredi)
Eh bien, c’est quoi en fait le «NJDW»? C’est un appareil ressemblant à un lance-flammes porté par un soldat obéissant et bien entrainé qui est lui-même équipé d’un masque de protection contre l’empoisonnement, qui pulvérise un flot de liquide puant des plus horribles avec une portée de 20 à 30 mètres.
Ni’lin, 8/08/2008 - Photo: Oren Ziv/ Activestills.org
Il n’y a pas de mots pour le décrire : une puanteur des plus dégoûtantes qui va au-delà de l’imagination (peut-être un record olympique israélien), et ceux qui ont été surpris et n’avaient pas suffisamment le pied léger ont été durement touchés par la puanteur du «NJDW» dont l’effet pourrait être comparé à plonger la tête dans un bassin où fermentent des eaux usées depuis des années.
J’ai été un peu loin et un peu vite, mais ceux qui ont été touchés ont dû abandonner les diversions de l’occupation et retourner rapidement au village pour se doucher et changer de vêtements - mais ce n’était pas trop utile: Il s’est avéré que la puanteur des FDI adhérait à la peau et peut-être même qu’elle la pénètre. La puanteur de l’occupation refuse tout simplement de quitter ses victimes.
Bon, ensuite les soldats nous ont forcés à retourner au village en utilisant un gaz décent et une pluie de balles de caoutchouc et le Mur Voleur est resté intact.
Il s’est passé la même chose à Bilin. Le mystère de la composition chimique de ce nouvel ajout aux éléments de représailles des FDI a été dissipé plus tard, quand l’un de nous s’est souvenu d’un article datant de plusieurs années décrivant les nouvelles mesures élaborées par l’Oncle Sam pour disperser les manifestations ou pour obtenir une supériorité sur des foules indisciplinées : Il s’avère que la puanteur des plus repoussantes est composée à la base du corps d’un chien crevé depuis plus d’une semaine - oui, un chien – le meilleur ami de l’homme (et non des êtres humains ou d’autres animaux)!
Alors quoi d’autre sur les chiens? Introduits lors de la manifestation de la veille, plusieurs chiens d’attaque de l’occupant ont renforcé les notoires éléments de représailles (mais muselés, pour l’instant).
Ni’lin, 8/08/2008 - Photo: Oren Ziv/ Activestills.org
Il s’avère que dans le célèbre du camp d’Ofer, il y a un centre d’entrainement pour les chiens de l’occupant, et à l’embarras de l’un de nos «habitués», l’un de ses parents y fait son armée.
En tant que propriétaire de deux labradors j’ai du mal à feindre une réaction d’hostilité envers les chiens, même s’ils sont dédiés (involontairement) aux malversations de l’occupation.
Il y a plus d’un mois, lorsque nous avons été les cobayes d’une précédente version de l’arme du Jugement dernier à Bilin (un appareil générant des cris stridents et fort désagréables positionné derrière un écran), les «FDI» avaient installé également un équipement vidéo pour enregistrer les effets sur ceux qui ont en horreur l’occupation – effets qui sont tout à fait remarquables mais pas aussi graves que ceux du «NJDW» et ils pouvaient être neutralisés en se bouchant les oreilles. Il est très possible que les artistes cinématographiques se trouvaient à Nilin mais je ne les ai pas vus en raison de l’affolement.
En rentrant à la métropole, nous avons recueilli une victime du NJDW de Bilin, l’un des «habitués» et un artiste bien connu, qui avait été touché à l’aine, il y a deux semaines, par une boite de gaz (blessure cicatrisée maintenant). Avant d’entrer dans la voiture, il s’est rincé ainsi que ses vêtements, ce qui n’a pas aidé beaucoup.
Nous avons couvert son siège d’un épais morceau de plastique et il s’est arrosé d’eau avec un pulvérisateur – mais cela n’a encore pas marché. Nous avons dû garder les fenêtres ouvertes pendant tout le chemin du retour : l’effet du «NJDW» était supérieur !
Avant de remettre le véhicule à son propriétaire, j’ai aspergé l’intérieur avec le pulvérisateur à eau, et la première chose que j’ai faite en rentrant à la maison a été de me laver ainsi que mes vêtements.
Nouvelle encourageante le lendemain : K a indiqué que bien que la puanteur était incrustée dans la peau, un bain prolongé dans l’eau de mer faisait le travail. Plus tard, j’ai constaté qu’un effet similaire était obtenu par la diffusion de sel humidifié sur la peau et un rinçage à l’eau quelques minutes plus tard.