07/07/2005
Source : ISM
Les Forces de l’Occupation israélienne tapent la porte d’Abdallah Abu-Rahma, membre important du Comité Populaire contre le Mur, pour lui demander d’assister à une scéance d’interrogatoire à la base militaire d’Ofer à 12 heures avec "Rizik", ou bien "il aura des ennuis". La mise en demeure a été rédigée à la main sur un morceau de papier tiré d’un bloc-notes et n’indiquait pas dans quel service des Forces de l’Occupation travaillait "Rizik".
Abdallah, pourtant, savait trop bien que "Rizik" était à la tête du Shabbak dans la région.
Le village de Bil’in perdra 2.300 dunums (1 dunum = 1000 mètres carré), soit la moitié de sa surface, du côté israélien du Mur d’Annexion, qui permettra une expansion énorme des colonies israéliennes illégales dans le secteur.
Bil’in a été aux premières lignes de la résistance palestinienne au Mur, avec des manifestations régulières et des actions directes créatrives qui utilisent les méthodes non-violentes du Muhatma Ghandi. Abdallah Abu-Rahma a été l’un des meneurs de la lutte à Bil’in.
Le 17 juin, Abdallah, en compagnie de son frère Rateb, a été arrêté à une manifestation à Bil’in et accusé d’avoir lancé des pierres.
La preuve visuelle de la manifestation prouve qu’aucun jet de pierres n’a eu lieu et que l’armée a ouvert le feu sur les protestaires non-violents avec des armes de dispersion de foule potentiellement mortelles sans qu’il y ait eut des provocations.
Cela a été reconnu par le juge à l’audience qui a eu lieu sur la caution de Rateb, qui a indiqué que la réalité de ce qui s’était passé "était étrangement différente de la théorie apportée par le témoignage des témoins de la poursuite", un policier des frontières.
Néanmoins, Abdallah attend son jugement qui aura lieu le 28 septembre et Rateb a un jugement en suspens.
En attendant, le harcèlement des protestataires non-violents continue.
Quand Abdallah est arrivé pour l’interrogatoire aujourd’hui, ce qu’il a reçu était plus qu’un avertissement.
On lui a dit que ce qu’il faisait en organisant des manifestations était bien pire que le jet de pierres.
On lui a rappelé Biddu, où cinq personnes avaient été tuées par les militaires israéliens au cours des manifestations contre le Mur.
On lui a dit qu’il était surveillé de près, qu’ils savaient tout ce qu’il faisait.
Il a été mis en garde contre le fait de créer des troubles.
Lire la transcription de son interrogatoire
Le vendredi 8 juillet, il y aura une nouvelle manifestation contre le Mur à Bil’in à 11h.