05/05/2005
Source : ISM
Six pacifistes internationaux arrêtés dans le village de Bil’in en Cisjordanie pour s’être enchaînés dans des oliviers qui allaient être déracinés pour la contruction du Mur d’Annexion, ont été libérés aujourd’hui. Tous les Palestiniens qui ont été détenus avaient été libérés dès la fin de la manifestation. Les 5 Israéliens arrêtés ont été libérés après avoir accepté de ne pas retourner à Bil’in pendant 15 jours.
Le 4 mai, les habitants du village de Bil’in près de Ramallah ont organisé une manifestation non-violente contre le mur d’Annexion où ils ont été rejoints par des Israéliens et des Internationaux en s’enchaînant aux oliviers tandis que d’autres manifestaient.
Les fermiers de Bil’in avaient reçu une notification la veille que 85 oliviers seraient déracinés pour la construction du mur illégal et ont demandé le soutien des internationaux et des Israéliens.
Après un temps d’arrêt de quatre heures, les militaires israéliens, en employant une force excessive, ont coupé les chaînes, traîné douze des protestataires non-violents. Ils ont arrêté 6 Internationaux et 5 Israéliens.
Tous les Palestiniens qui ont été détenus ont été libérés. Les 5 Israéliens arrêtés ont été libérés après avoir accepté de ne pas retourner à Bil’in pendant 15 jours.
L’audience pour la deportation des 6 pacifistes internationaux programmée ce matin n’a jamais eu lieu.
Au lieu de cela, après les avoir détenus pendant plus de 26 heures, la police a fait une proposition venant soi-disant du Ministère de l’Intérieur israélien de les libérer à condition qu’ils n’entrent pas dans une zone militaire fermée.
Tous sauf un des internationaux ont acceptés et ils ont tous été libérés.
Lorsqu’on a demandé au pacifiste libéré, Gabe Gao des Etats-Unis, qui est de descendence Juive pourquoi il avait participé à la protestation en s’enchaînant à un olivier, il a répondu : "La Cour Internationale de Justice a jugé que le Mur de Séparation de l’Israel dans les Territoires Occupés Palestiniens est illégal et qu’il doit être démantelé. La confiscation de la terre palestinienne et la destruction des biens palestiniens n’a rien à voir avec la ‘sécurité ‘. Il est de la responsabilité de la communauté internationale de faire pression sur Israel pour qu’il respecte le droit international. Puisque mon gouvernement n’agit pas, je pense qu’il est de mon obligation morale d’agir pour m’opposer à ce crime."
Les activistes indiquent avoir été battus et traités avec une force excessive pendant leur arrestation par la Police des Frontières et les Forces de la Défense israéliennes en faisant référence aux preuves visuelles et photographiques (disponible sur demande).
La pacifiste grecque, Maria, a demandé des soins médicaux pour le coup à la tête et les blessures aux jambes et aux bras qu’elle a reçu pendant l’arrestation.
Au lieu de cela elle a été emmenée dans une salle d’interrogatoire et elle a été insultée à plusieurs reprises par des propos racistes.
Elle a reçu un traitement médical seulement 12 heures plus tard et après avoir dû répéter ses demandes.
Au début, elle a été informée par des ambulanciers israéliens que les honoraires pour le traitement complet coûteraient 350 NIS, mais par la suite elle a été soignée gratuitement.
Le Consulat grec intervient actuellement afin d’obtenir son dossier médical que la police israélienne a refusé de donner.