21/07/2005
Source : ISM
Trois activistes internationaux refusent de signer les papiers de libération après avoir été arrêtés aux côtés d’un protestataire palestinien. Les trois femmes - une Danoise et deux Américaines - ont déclaré elles n’accepteront pas une libération conditionnelle si que le Palestinien arrêté ne reçoit pas la même offre. Les trois femmes seront présentées devant un juge civil ce jour, le jeudi 21 juillet. Le Palestinien attend un procès devant un juge militaire.
Les personnes arrêtées se tenaient parmi un groupe de Palestiniens, d’internationaux et d’Israéliens dans une action non-violente contre la construction de la barrière sur la terre palestinienne.
Alison Brim de Caroline du Nord, Nina Olsen du Danemark, et la co-fondatrice de l’ISM, Huwaida Arraf, une Palestino-Américaine du Michigan, ont été présentées devant un juge et ont reçu l’offre d’être libérées à condition de rester à 500 mètres du trace du Mur à Bil’in.
Pendant ce temps, l’habitant de Bil’in, Tamer Al Khatib, a été emmené à la base militaire d’Ofer où il attend un procès devant un juge militaire. En solidarité avec leur ami palestinien, les activistes internationaux ont refusé.
Ils sont toujours détenus dans le commissariat de police de Givaat Zeev, en attendant le rendez-vous au tribunal fixé à 12 h ce jeudi au Peace Court dans le Russian Compound.
Tous les quatre font partie des sept activistes arrêtés mercredi matin à Bil’in. Pel’e Minddal du Danemark et les Israéliens Avi Mugrabhi et Moshe Berger sont les autres pacifistes qui ont été arrêtés.
Pel’e Minddal a signé les papiers pour sa libération immédiate afin d’être soignée au bras où elle a été blessé pendant son arrestation. Berger et Mugrabhi ont également signé le document pour obtenir leur libération.
La protestation de mercredi a impliqué plusieurs activistes. Les sept qui ont été arrêtés s’étaient enfermés à l’intérieur d’un grand cylindre métallique décoré des symboles des factions politiques palestiniennes et d’un drapeau palestinien. Ce cylindre avait été placé sur le chemin des bulldozers ulitisé pour la construction du Mur sur la terre palestinienne à Bil’in.
Seuls leur tête et leurs pieds dépassaient des trous et ils s’étaient enchaînés les uns aux autres à l’intérieur.
Les soldats israéliens les ont frappés avec des matraques et ont découpé le cylindre afin de faire sortir les activistes.
Bizarrement, les activistes arrêtés ont été accusés d’avoir attaqué les soldats. L’accusation a été écartée par le juge mercredi qui a regardé une cassette vidéo de l’incident et a déclaré qu’il était évident que c’était les soldats qui avaient attaqué les activistes.
La violence, les fausses accusations et le harcèlement ne sont pas de nouvelles réponses à la résistance non-violente à Bil’in.
Abdallah Abu Rahme et Akram Al Khatib, membres du Comité populaire contre le Mur de Bil’in sont détenus à la base militaire d’Ofer depuis leur arrestation pendant une manifestation non-violente le vendredi 15 juillet.
Leur audience devant un juge militaire est programmé pour aujourd’hui à la base militaire d’Ofer.