13/10/2005
Source : AFPS
par Christiane Gillmann, publié dans Pour la Palestine n° 47
Après Mash’a et Budrus, c’est maintenant Bil’in qui symbolise la résistance des paysans palestiniens contre la confiscation dont leurs terres sont l’objet, pour la construction du Mur. Le trait commun au combat mené par les habitants de ces trois villages du centre-ouest de la Cisjordanie, c’est la solidarité des anticolonialistes israéliens et des militants internationaux qui ne cesse de se renforcer autour d’eux.
Mash’a, village situé à 20 km au sud-est de Qalqilya, avait été le théâtre de premiers rassemblements de militants israéliens et internationaux contre le Mur, mais l’armée israélienne les avait tous expulsés à la fin du printemps 2003 ; après avoir été placés sous couvre-feu, Mash’a et ses habitants ont perdu 98 % de leurs terres.
Budrus est un village du district de Ramallah, situé non loin de la Ligne Verte. Quand, à la fin 2003, ses habitants apprennent du personnel de l’OCHA (Office des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires), que le Mur va empiéter largement sur leurs terres, ils alertent les internationaux et les Israéliens qui s’étaient mobilisés à Mash’a. Les manifestations se sont multipliées au long de 2004 et les bulldozers, gênés dans leur tâche, ont fini par se replier sur la Ligne Verte.