03/02/2010
Source : ISM
À 3 heures, 26 soldats sont entrés dans le village de Bil’in à pied pour procéder à l’arrestation d’Ibrahim Abed El Fatah Bornat. Sur leur chemin jusqu’à la maison d’Ibrahim, les soldats ont rencontré Ashraf Abu Rahma. Un fusil pointé sur la tête, les mains attachées derrière le dos et baillonné afin de l’empêcher de donner l’alerte, Ashraf a été tenu à l’écart et gardé par des soldats pendant qu’Ibrahim était arrêté et emmené.
À 3h30, un convoi militaire de sept jeeps est entré à Bil’in et a fouillé la maison de la famille d’Ibrahim. Un ordinateur, une paire de chaussures, une casquette et plusieurs documents, tous appartenant au frère d’Ibrahim, Mohammad, ont été confisqués. Pendant la fouille, les cameramen et photographes ont été tenus à l’écart de la scène par des soldats et la police des frontières qui ont déclaré qu’il s’agissait d’une « zone militaire fermée ». Le commandant avait avec lui un papier rédigé en hébreu et soutenait que ce document était un ordre permettant de déclarer les lieux « zone militaire fermée ». Les personnes présentes ont été retenues au delà d’un périmètre de 50 mètres autour de la maison d’Ibrahim. Lorsqu’il a été demandé au commandant de présenter son document, il a refusé et poussé les témoins présents en menaçant de les arrêter.
Lorsque Hamde Abu Rahma, journaliste et photographe de Bil’in, s’est approché pour prendre une photo, les soldats l’ont violemment attaqué et placé en état d’arrestation. Une journaliste « internationale » a essayé d’intervenir pour protéger Hamde Abou Rahma, elle a également été arrêtée. Tous deux ont été menottés et emmenés dans une jeep.
Vers 4h30, le convoi militaire a quitté les lieux.