26/04/2010
Source : CCIPPP
Aéroport de Bruxelles le 25 Avril à 10 H du matin, un sursaut d’écriture dans les 6 heures d’attente qui me mèneront dans mon dernier avion du retour pour Marignane. Après un passage à l’aéroport de Tel Aviv assez banal, sans fouille approfondie, où une jeune femme de la sécurité m’explique simplement que "même vos amis peuvent vous mettre une bombe dans un cadeau dans vos bagages"…
Après, c’est la traversée du vide, tant d’écart de civilisation, de fatigue accumulée, comme s’il ne s’était rien passé ces 15 jours… Arrivée à 5 H 18 à Bruxelles et cherchant désespérément un endroit pour me reposer et dormir un peu au milieu de ce dédale de duty free sécuritaire et commercial, je m’effondre en chien de fusil sur trois sièges quelques temps.
C’est au réveil que le vide me relance ; c’est simplement que nous avons tout envoyé par la poste, photos, enregistrements, cahiers de notes et qu’il ne me reste rien pour témoigner que les souvenirs à remettre en ordre car le paquet risque de mettre un certain temps à arriver.
Donc, je reprends à partir de la journée de mercredi, ouverture de la conférence de Bil’in avec le seul disque dur de ma mémoire comme appui. Le compte rendu plus synthétique, voir politique viendra dans un après coup sur la base des notes et des documents.
Conférence de Bil’in. L’organisation matérielle de la conférence est bien faite dans les conditions de précarité qui sont les leurs ; logés, nourris, accueillis, inscrits et parés de casque de traduction nous pouvons nous asseoir parmi les quelques centaines de participants. 400 le premier jour, 200 le deuxième et 300 le dernier jour pour les conclusions et la manifestation.
Première journée très officielle avec les discours des différentes personnalités politiques, religieux et de la société civile. Le premier ministre de l’autorité palestinienne accompagné de ses gardes du corps perchés sur les toits de l’école, un religieux orthodoxe très imposant et de nombreux représentants de la coordination et des différents comités populaires. Des lectures de lettres de prisonniers politiques emblématiques du courant de cette résistance non violente dont Mustapha le frère de la famille chez qui nous sommes hébergés.
Nous avons été en visio-conférence avec différentes personnes de Gaza qui n’est qu’à une heure de route mais inaccessible… Puis viendront la parole des délégations internationales (Italie, Allemagne, Espagne, Canada, France…) ainsi et surtout des associations israéliennes dans leur soutien à ce courant de résistance que sont les différents comités populaires existant en Cisjordanie (il me semble une quinzaine).
Cette journée intensive de 9H à 21 H nous amènera à deux tables rondes avec les politiques très médiatisées à la descente des orateurs.
La question centrale était : devant l’échec des possibilités de négociation de paix avec Israël et l’ impasse de la lutte armée, peut on considérer le courant de la résistance non violente autour des comités populaires et de sa coordination comme un terreau qui pourrait permettre une union nationale du peuple palestinien et des politiques autour d’un programme à construire pour mettre fin à l’occupation, exiger la libération des prisonniers politiques et définir les conditions du vivre ensemble. Mes notes me manquent, je sens les oublis et les approximations.
Ce débat fut très intéressant car au delà d’entendre et de voir à la même tribune le Hamas, le Fatah le PC et d’autres courants du FPLP il m’ a semblé comme l’a dit une des personnalités politiques que c’était l’entrée avant le plat de résistance, le début d’un dialogue et la volonté de trouver ensemble une issue politique à partir de la résistance populaire non violente.
La journée s’est terminée par un documentaire vidéo sur Bil’in avec comme fil conducteur de la vie et de la résistance de ce village un jeune handicapé sur un chariot roulant qui a participé à toutes les manifestations depuis qu’elles ont commencé tous les vendredis après la prière comme une dizaine d’autres villages contre le mur et l’occupation israélienne.
Le deuxième jour, moins nombreux, les organisateurs ont proposé avant de démarrer les ateliers d’envoyer une petite délégation d’internationaux dans un village où les bulldozers israéliens arrachaient les oliviers d’une famille pour récupérer encore une fois des terres. Ils y ont passé la journée, rejoints l’après-midi par le groupe qui allait à Bethléhem. Bilan : les oliviers arrachés et quelques internationaux arrêtés au nom du fait d’exception, zone militaire close…
A Bil’in ce jeudi matin, trois ateliers : la campagne BDS, la mise en place du réseau de soutien international et le tribunal Russel, qui est un tribunal de conscience à l’image de celui mis en place à l’époque sur la question du Vietnam sous la responsabilité de J.P Sartre, et les différentes possibilités juridiques de s’opposer à l’état d’Israël pour son non-respect des lois internationales.
Le tribunal Russel fonctionne comme un tribunal avec plaignants des deux parties, témoignages, accumulation de preuves, paroles d’experts, plaidoiries et conclusions des jurés. Il représente un solide appui pour condamner des états de faits de façon très précise. Son organisation nécessite des comités nationaux qui existent déjà dans de nombreux pays sans être suffisants. Sa première session a eu lieu à Barcelone, la seconde aura lieu à Londres autour des accords commerciaux internationaux que passent Israël et la troisième devrait avoir lieu aux USA me semble t-il. Ayant assisté à cet atelier j’en ferai un compte rendu plus précis dès réception de mes notes.
Pour toute action juridique intentée contre la politique d’Israël il est nécessaire de bien connaître son dossier, d’en mesurer les enjeux avant, pour ne pas se retrouver dans le cas d’une jurisprudence négative, il ne faut jouer que la jurisprudence qui fera avancer les lois internationales.
L’après-midi des visites en car dans la Cisjordanie étaient organisées : Beethléhem, la vallée du Jourdain et Tulkarem où je suis allée voir encore une fois le mur traverser des maisons avec une maison dont les fenêtres s’ouvrent sur lui et les spots lumineux de surveillance projettent toute la nuit dans la pièce… Des usines pétrochimiques polluantes installées au bord de la Cisjordanie avec un vent dominant qui ramène la pollution pour les Palestiniens et qui s’arrêtent de tourner quand le vent souffle la pollution chez les Israéliens…. Une réception chez l’équivalent du préfet de région à Tulkarm pour y entendre son soutien à la conférence de Bil’in ; une vison assez kitsch autour de cette table partagée par une ligne de fleurs en plastique qui se prolongeait sur les costumes et les cravates cleans des officiels avec en face des internationaux fatigués, un peu crades ! Je ne m’étais pas vue dans une glace depuis plusieurs jours ça a été l’occasion lors de mon passage aux toilettes !
Notre guide n’a pu retenir ses larmes lors du récit fait près des maisons détruites par le mur ; une petite fille de 8 ans y a été descendue froidement par les soldats lors d’une course affolée pour attendre son père dont elle avait cru comprendre la libération prochaine.
Nous avons terminé la journée avec la projection du film Budrus, village entré en résistance contre le mur dès 2005 ayant gagné un changement de parcours du mur ; les femmes ont été le moteur de cette lutte populaire non violente.
Troisième journée faite des conclusions et des recommandations issues de la conférence de Bil’in avant le training pour la manifestation.
Manifestation qui a été tout de suite sans sommation, dès son approche des barbelés attaquée par les soldats. Grenades assourdissantes, bombes lacrymogènes dont le vent nous a bien fait profiter sans répit jusqu’au premier blessé et le recul des manifestants pris en tenaille par les soldats envoyant des lacrimos de face et sur le coté… Bilan : deux blessés et quelques arrestations dont des journalistes. L’ambulance accompagnant la manifestation s’est occupée des blessés et l’oignon nous a été bien utile. Le sentiment d’un évènement ritualisé, orchestré sans issue que la nécessité de ne pas lâcher comme à Budrus où le village a regagné des terres ce qui est aussi le cas à Bil’in. Tous les soirs de cette conférence nous avons partagé en rentrant avec la famille et les internationaux un excellent repas tant par ses convives que par ses mets.
Le retour précipité sur Jérusalem après la manifestation pour être à l’heure à l’apéritif offert par le consulat de France. Encore un magnifique décalage malgré les mots sincères et pertinents du consul à l’égard du mouvement de la résistance non violente. Peut on croire que les contacts pris serviront à la mise en oeuvre de projets concrets ?
Le dernier jour nous a occupés pour partie au premier départ, à la confection de nos enveloppes pleines de trésors et de témoignages pour la France. Puis nous sommes parties à deux pour Ramallah rencontrer un dentiste, membre du conseil municipal de Ramallah dont la maire est une femme, qui avait été notre traducteur au PCHR. Ses deux filles travaillent dans des projets culturels sur la ville, très dynamiques sur ce terrain ; l’école de cirque et un festival de danse contemporaine. Contacts pris pour de futures missions puisqu’il nous a donné son accord pour être partenaire d’accueil de la CCIPPP. Un repas simple chez lui et une verveine bue face à son jardin de tortues ! Il faut rentrer, on n’est pas sûr d’avoir un sherrut (taxi collectif) pour l’aéroport, nous ne savions pas qu’il fallait le réserver à l’avance encore plus jour de shabbat…. ce matin Sylviane a du prendre un taxi, cinq fois plus cher….. Dès que je suis dans le sherrut l’ambiance n’est plus la même, l’ouverture au monde est bouchée, M. Warschawski dit "le propre du colonialisme, c’est d’ignorer l’autre". A l’aéroport, une aspirine, un café il n’est plus à la cardamome.
Les images qui restent, les odeurs en mémoire. Les hommes qui prient quel que soit l’endroit sur un petit tapis, un bout de carton ou sur la terre. L’effluve du jasmin, des fleurs le soir après le coucher du soleil Les enfants joyeux, agglutinés ou dispersés : « Welcome, what your name ? »
La sauge et la menthe dans le thé, la cardamome dans le café La diversité, la brillance et la vivacité des yeux maquillés et des foulards des femmes.
Les épices de la vieille ville de Jérusalem nous respirent loin La forêt de réservoirs noirs pour l’eau au dessus des habitations L’odeur des citronniers, de la verveine, les grappes et guirlandes de bananes, les tas de fraises, de nèfles, de tomates, d’oranges d’aubergines, de courgettes, de feuilles de vigne de pois chiches frais, de grenades, de pains…..
Les trajets en sherruts surchargés, doublant à gauche, musique à tue tête et sautant les nombreux gendarmes couchés dans les villes et villages palestiniens. C’est en avril, il y avait déjà des moustiques et je n’ai pas bu un verre d’alcool pendant 15 jours !
— Brigitte
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Voici quelques jours que j’essaie de trouver un moment pour écrire. Ce n’est pas une simple question de temps ou de connexion internet quelconque, c’est un peu plus complexe. Nous avons passé 3 jours à Bil’in pour la Vème conférence internationale sur la résistance populaire, 3 jours que je ne saurais résumer tant ce fut dense. J’ai essayé régulièrement d’écrire mais mes pensées n’arrivaient pas à se détacher de ces visages d’hommes et femmes luttant quotidiennement pour le respect de leurs droits.
Je ne cesse de penser en écrivant maintenant à cette nuit où nous avons été réveillés vers 3 heures du matin suite à l’arrivée des soldats dans ce village pour procéder à l’arrestation d’un jeune de 16 ans. Une dizaine de jeeps, un village bouclé pendant une heure. Je revois ces moments où nous essayons vainement de savoir les raisons de leur présence et surtout de filmer et photographier. Je me souviens que pour la première fois une arme était dirigée contre moi parce que j’essayais de voir comment ça se passait à l’intérieur de la maison fouillée. A ce moment là un caméraman palestinien était venu près de moi, certainement après avoir vu ma figure déconfite, pour me dire avec un grand sourire "Don’t worry ! Be happy, this is Palestine !" Une heure de démonstration de force dans les rues du village… triste quotidien. A peine les soldats partis qu’un magasin ouvre ses portes pour remettre à la rue une dizaine d’ados qui chantaient leur joie de savoir l’arrestation ratée. Le père de la maison sortait alors juste après et voyant le visage d’un de ses enfants dans le groupe de jeunes, il vint le prendre dans les bras et se le ramener a la maison. Touchant mais tellement injuste. Ils sourient tous, toujours, difficilement compréhensible pour moi encore qui serre plutôt les dents.
Quelques jours après c’est la manifestation de Bet’ Jarra qui me hante l’esprit. Un jardin d’une maison palestinienne détruit, un soutien de différents groupes d’internationaux, une répression violent, une rue bouclée et une zone déclarée militaire. Du classique ! Nous y restons la journée entière pour essayer de rencontrer la famille à qui on venait de voler une partie de sa terre. Un groupe d’internationaux contourne alors le village pour rejoindre la maison par là où l’armée renvoyait toutes les voitures. Ils seront arrêtés et libérés dans la nuit.
Nous restons jusqu’à 19h espérant rentrer avec eux mais l’armée renforce ses rangs et nous donne 5 minutes pour quitter les lieux. Au bout de 5 minutes c’est les matraques qu’ils exposent fièrement ainsi que les bombes assourdissantes et les lacrymos. On ne doit certainement pas remonter assez vite car ils utilisent très rapidement les lacrymogènes… Quelques enfants du village témoins de cette scène absurde jettent des cailloux. Personne ne saura apaiser leur colère car pour eux c’est juste leur quotidien. La présence de ces jeunes m’aura permit d’assister à une scène extrêmement troublante. La police palestinienne qui était présente à 200 mètres de la scène (et pourtant absente tout le long de la journée) essaiera d’arrêter un de ces enfants… la pression des internationaux et du maire d’Al Masara aura raison de cette arrestation mais que penser de tout ça… j’en reste encore perplexe. Ils étaient là toute la journée à nous regarder s’opposer à l’injustice sur leur territoire et la seule action de leur part sera d’essayer d’arrêter un enfant étouffé par cette situation et qui résiste comme il peut.
Il faut du temps et du recul pour pouvoir transcrire tout ça mais le recul je ne l’ai pas et j’ai peur que le temps modifie mes perceptions. Je souhaiterais simplement que vous ressentiez le paradoxe palestinien. Ce sentiment chaleureux, de sécurité affective dans un pays divisé par l’occupation. Étrange d’avoir des rapports si humain dans ces zones où l’envahisseur bafoue tout les droits humains.
Bil’in, comment quitter ce village sans l’impression d’abandon… Vendredi c’était la manifestation faite d’internationaux d’officiels (absence des représentants du fatah et Hamas qui avaient promis au début de la conférence de joindre le cortège uni…). Le cortège se lance à la fin de la prière accompagné de chants très rythmés. Comment transcrire l’énergie de ces ados qui ouvrent la marche et approchent du mur armés de leurs slogans pleins d’espoirs de justice.
Je repense à nos manifestations chez nous … comment ne pas sourire et comment oser la comparaison. Nous approchons du mur avec les poches pleines d’oignons, de compresses d’alcools… et la tête pleine des recommandations transmises avant le départ. De toute façon je veux filmer, le poids de l’image est beaucoup trop fort dans nos sociétés pour se contenter d’écrire. J’ai calculé, il faudra à peu près 2 minutes de présence devant le mur et 0 provocations pour entendre le bruit des premières bombes assourdissantes très vite accompagnées par une pluie de lacrymo. Je me presse à côtés des Palestiniens et essaie de filmer tout en évitant les balles qui zigzaguent dans le ciel et rebondissent au sol. Les salves s’accélèrent et je sais plus vraiment où regarder car ça vient de partout. Il faut repérer les tirs, regarder où ils se posent au milieu de l’épais brouillard de gaz lacrymo. Sauf que les tirs y’en a 4-5 à la fois et viennent de face comme de côté. C’est pas nous faire reculer qu’ils veulent c’est blesser. Ils visent même la fin de cortège… Dès qu’on évite une grenade on se dit que la chance est avec nous parce qu’au milieu de tout ces tirs il y’en a quelques uns qui sont tendus…ça a beau être interdit ils tirent et ça passe souvent très près. Je ne cesse de me dire ça en regardant la stèle devant le mur qui rappelle la mort de Bassem tué par une grenade prise en pleine poitrine devant ce mur. Par moment les Palestinien appellent les manifestant à se replier vite… je me retourne et vois les soldats franchir le mur pour tenter d’en arrêter certain. J’essaie toujours de filmer malgré la lacrymo et les salves répétées de bombes qui respectent de moins en moins les règles de tirs. On se cache derrière une murette pour récupérer un peu et repartons devant le mur. Nouvelle salve sauf que cette fois-ci les tirs sont tendus et les soldats pénètrent le mur et coursent la foule. On marque un temps de repos et attendons que les soldats rejoignent leurs rangs. Essayer de canaliser sa colère devient un peu compliqué mais je suis les militants qui se rapprochent une nouvelle fois du mur. A peine arrivée devant, un Palestinien prend mon bras pour m’emmener à l’abri car les tirs s’intensifiaient. Alors qu’on courrait, un homme à mes côtés est touché au front. Le visage ensanglanté et le regard effrayé, il est très vite rejoint par l’ambulance qui ne peine pas à se frayer un chemin. Il sera directement amené à l’hôpital de Ramallah où il sera très vite stabilisé.
J’essaie de filmer mais là c’est trop pour moi, envie de pleurer devant cette situation. Je retrouve les habitants de Bil’in toujours souriants…un des frères de Bassem qui sourit lui aussi… Les jets de cailloux s’intensifient et je n’arrive pas à décoller mon regard de ces jeunes qui affrontent les armes des soldats israéliens avec des cailloux. Je suis impressionnée par leur courage et par la bienveillance qu’ils accordent à chaque manifestant. Ils ne jouent pas les héros, ils prennent soin de chacun de nous, incroyable tant d’humanité dans cette situation. Les soldats franchissent à plusieurs reprise le mur et finissent par arrêter 5 personnes (journalistes et internationaux).
La manifestation commence à rentrer au village et nous reconstituons le groupe CCIPPP aux yeux étrangement très rouges. Le village a déjà repris son cours normal quand nous revenons parce que leur vie est faite comme ça de luttes pour leur liberté réprimées violemment, d’injustices, d’arrestations répétées et au milieu de ça la fraternité tellement forte comme forme de résistance. Je me souviens avoir souris au début du cortège en voyant que chaque caméraman portait un masque à gaz…je souris moins maintenant. C’était une manifestation non-violente… On se rassemble devant la maison des internationaux et une bâche claque poussée par le vent. Je bondis de ma murette affolée sans comprendre que ce n’était plus que du vent. Le frère de Bassem sourit devant cette scène. J’ai du mal à dépasser tout ça et lui est comme tous ces habitants tristement habitués.
Comment quitter Bil’in sans éprouver la dure sensation d’abandon devant les regards et sourires de ces habitants ? Comment reprendre le cours de nos vies après tout ça ? Mon témoignage ne changera certes pas la réalité du conflit mais notre présence peut en tout cas les soutenir dans la dureté de leur lutte. Il faut aller en Palestine, voir ce qui se passe, observer leur quotidien et rapporter leur réalité de peuple immensément généreux et accueillant malgré l’apartheid qu’ils subissent.
— Silviana