Un jour à Bil'in : tirs à balles réelles, gaz lacrymogènes, grenades assourdissantes, détentions, olivier incendié

26/05/2010

25/05/2010 — Ce matin, comme un rituel, les forces d’occupation israéliennes ont pénétré dans le village de Bil’in. Cette fois, il n’y avait que 3 soldats mais d’autres les « couvraient » à distance. Lorsque des villageois se sont présentés face aux soldats, ces derniers ont battu en retraite.
Cet après-midi, des soldats ont mis le feu à un olivier situé à proximité du mur d’apartheid. Les villageois se sont précipités pour éteindre l’incendie mais l’arbre n’a pas pu être sauvé car le feu consumait l’intérieur du tronc depuis plusieurs heures avant que de la fumée ne s’en échappe et n’alerte les villageois. Cet acte pernicieux a profondément irrité les villageois car beaucoup sont dépendants de la vente d’huile d’olive (un arbre rapporte entre 700 et 800 shekels par an). Une fois l’incendie éteint, des soldats sont venus pour arrêter trois journalistes de Bil’in qui documentaient ces événements. Les soldats ont utilisé des balles réelles, des gaz lacrymogènes et des bombes assourdissantes. Inquiétés par l’utilisation probable de phosphore blanc dans l’incendie d’aujourd’hui, les fermiers de Bil’in craignent que des départs de feu se produisent dans les oliveraies.
Il en est ainsi à Bil’in, chaque jour, chaque semaine, chaque mois, chaque année, ad infititum…

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