Les progrès de la lutte contre le gaspillage alimentaire

Pour lutter contre l’énorme gâchis que représente le gaspillage alimentaire, une loi anti-gaspillage a été votée le 11 février 2016 afin de “responsabiliser et de mobiliser les producteurs, les transformateurs et les distributeurs de denrées alimentaires, les consommateurs et les associations” et de favoriser “les actions de lutte contre le gaspillage alimentaire”. Depuis, on dénombre un peu partout des initiatives allant dans ce sens.

Un énorme gâchis

Si le gaspillage alimentaire et un fléau à l’échelle mondiale, la France est classée parmi les plus mauvais élèves. En effet, elle totalise à elle seule 10 millions de tonnes de nourriture jetée sur les 100 millions que gaspille l’Europe chaque année. Sur ces 10 millions, près d’un quart des pertes viennent du secteur de la distribution. Des chiffres alarmants pour un gaspillage indécent, qui pèse sur l’écologie autant que sur l’économie. En effet, en plus de coûter plusieurs milliards d’euros chaque année à la France, c’est un surplus de déchets et de pollution qu’il faut traiter.

Une loi pour changer ça

Le gouvernement a donc voté cette loi, dont l’objectif à court terme est de réduire le gaspillage de moitié d’ici 2025. Avec pour cible numéro un les grandes surfaces, reines du gaspillage alimentaire, en les encourageant, à coups d’amendes, à donner les denrées invendables (casse, date de péremption courte) à des associations au lieu de les jeter. C’est donc un coup double puisqu’en plus de réduire les pertes et les déchets, on donne aux associations des moyens concrets de venir en aide aux plus démunis.

Des start-up anti gaspillage

La lutte contre le gaspillage est même devenue un marché sur lequel des entrepreneurs ne se sont pas privés de surfer en lançant des initiatives en ce sens. Comme, par exemple, avec le doggy bag. Cette pratique, très courante en Grande-Bretagne et qui consiste à glisser les restes de son repas dans des barquettes pour emballage alimentaire afin de les emporter chez soi, a longtemps été mal perçue en France. C’est à présent un comportement encouragé, qui permet de réduire les déchets des restaurateurs tout en faisant faire des économies aux clients.

De la récupération pour une deuxième vie

On rencontre également de plus en plus de personnes qui se rendent au marché en fin de journée afin de récupérer les fruits et légumes abîmés qui n’ont pas été vendus le jour même et ne pourront pas l’être non plus le lendemain.

De la même manière, certaines associations mettent en place des partenariat avec des restaurants afin de récupérer toute la nourriture non utilisée mais non réutilisable dans le restaurant afin de la redistribuer aux personnes dans le besoin. Toutes ces pratiques, qui étaient en effet très mal vues dans le temps sont à présent monnaie courante. Un signe que la population commence à bien comprendre les méfaits du gaspillage alimentaire.

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