Daniel NOISETTE
(Dijon (France))
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le 11/02/09
Texte lu lors du rassemblement mensuel à Dijon le 6 février 2009.
Aujourd’hui, nous construisons symboliquement, un pan de mur. Selon le gouvernement israélien, ce mur est construit pour des raisons de sécurité. Pour les Palestiniens, le mur signifie surtout des maisons détruites, des oliviers déracinés, des km de canalisations d’eau détruits, des milliers d’ha de terres agricoles arasés…
En réalité, le mur permet d’inclure dans l’Etat israélien un maximum de colonies.
- Le 21 octobre 2003, l’Assemblée générale des Nations Unies a voté la résolution 1431 condamnant le mur. Le 9 juillet 2004, la Cour internationale de La Haye a déclaré le mur illégal. Le mur traverse les territoires de nombreux villages palestiniens, comme à BIL’IN et NI’LIN. A BIL’IN, le Mur confisque plus de la moitié des terres agricoles.
Pour les villageois de BIL’IN et NI’LIN, la terre, les oliviers, c’est la VIE !
Ils manifestent de manière NON-VIOLENTE tous les vendredis depuis février 2005, à Bil’in, et depuis le 25 juillet 2008 à Ni’lin. Cette lutte est exemplaire : d’autres Palestiniens, des pacifistes israéliens et des internationaux se joignent à eux. Mais la répression de l’armée israélienne se fait de plus en plus violente. A NI’LIN, en 3 mois, 3 tués et 15 blessés graves !
Une décision de la Cour Suprême israélienne a été prise le 4/09/07 ordonnant un autre tracé du mur dans le secteur de Bil’in, mais elle n’est toujours pas appliquée.
Les Palestiniens sont directement pénalisés par le mur : le tracé du mur ne respecte pas les droits de la population palestinienne et a des conséquences dramatiques.
Comme le dit Uri Avneri, pacifiste israélien, « Le mur se situe entre les enfants et leurs écoles, les étudiants et leur université, les malades et leur médecin, entre les parents et les enfants, entre les villages et leurs puits, entre les paysans et leurs champs ».
Mais le mur est aussi une impasse pour la société civile israélienne : Uri Avneri affirme encore : « Ce mur, c’est surtout un obstacle pour Israël, un mur bloquant notre route vers un avenir de paix, de sécurité et de prospérité ».
Ce mur empoisonne les uns et enferme les autres. Ce mur, illégal, crime contre le peuple palestinien et impasse pour la société israélienne doit être démantelé – et il ne peut l’être que par la pression de l’opinion publique internationale.
Comme on vient de le dire, le mouvement de résistance non-violente palestinien, à Bil’in et Ni’lin a besoin d’un fort soutien international. Aussi, les rassemblements à Dijon et dans d’autres villes continueront et nous mettons en ligne la pétition présentée lors de ces rassemblements pour réclamer :
- que cesse la répression violente de l’armée israélienne contre ces marches non-violentes,
- que le droit international soit respecté afin que les villageois de BIL’IN et NI’LIN retrouvent leurs terres agricoles.
Pour signer, allez sur le site : http://www.gopetition.com/online/24042.html